Une équipe de chercheurs du L.P.P.A. (Laboratoire de Physiologie de la Perception et de l’Action), dirigé par Sidney Winer, du Collège de France, a réalisé une expérience scientifique singulière en utilisant des rats.
Les résultats de leurs recherches ont été publiés (en anglais) l’année dernière dans la revue «Neuron» (volume 66, pp 921-936, 24 juin 2010).
Voici, si cela vous intéresse, un petit résumé du contenu d’un article précédent traitant du même thème, publié sur le site du Collège de France : Adrien Peyrache, Mehdi Khamassi, Karim Benchenane, Sidney I. Wiener & Francesco P. Battaglia (in «Nature Neuroscience» 2009 Jul;12(7):919-26) :
«Pendant le sommeil, les neurones de notre cerveau sont constamment actifs à des niveaux comparables à ceux observés pendant l’éveil. Cette activité a une importance primordiale : pendant le sommeil, notre cerveau, inconsciemment, réarrange notre mémoire afin de permettre sa stabilisation et un stockage pérenne d’informations.»
Si vous pratiquez l’anglais, vous pouvez consulter cette page :
http://www.lppa.college-de-france.fr/
En fait, ces chercheurs ont mis en évidence une relation entre l’hippocampe (la zone la plus impliquée dans le cas de la maladie d’Alzheimer) et le cortex préfontal (la zone qui est située en avant du cortex fontal, à la surface du cerveau, qui est l’une de celles qui a subi la plus forte expansion au cours de l’évolution du cerveau humain). Ces deux régions communiquent par le biais d’ondes appelées «ondes thêta», dont vous avez probablement entendu parler et qui oscillent entre 5 et 10 Hz (ou Hertz, la célèbre unité internationale de fréquence, équivalente à une oscillation par seconde).
Pourquoi cet article présente-t-il un grand intérêt ?
Simplement parce que la zone du cortex préfrontal est la région du cerveau qui est le siège des fonctions cognitives dites supérieures (le langage, la mémoire de travail, le raisonnement, généralement les fonctions dites exécutives) ; c’est aussi la région du goût et de l’odorat.
Une petite remarque : les fonctions dites exécutives concernent des processus qui permettent à l’être humain d’avoir un comportement flexible, adapté au contexte dans lequel il se trouve. C’est ici que l’on rencontre toutes les capacités liées à la prévision et à la prospective, à l’organisation, à la résolution des problèmes, au raisonnement logique, à la pensée abstraite, à la motivation, à l’initiative, etc.
Autrement dit, pour un enfant, c’est la zone du cerveau la plus importante pour le développement de son intelligence et pour sa réussite scolaire. C’est ce que permet la Luminopédagogie.