Voici comment notre cerveau retient l’essentiel.

Une équipe de chercheurs du L.P.P.A. (Laboratoire de Physiologie de la Perception et de l’Action), dirigé par Sidney Winer, du Collège de France, a réalisé une expérience scientifique singulière en utilisant des rats.

Les résultats de leurs recherches ont été publiés (en anglais) l’année dernière dans la revue «Neuron» (volume 66, pp 921-936, 24 juin 2010).

Voici, si cela vous intéresse, un petit résumé du contenu d’un article précédent traitant du même thème, publié sur le site du Collège de France : Adrien Peyrache, Mehdi Khamassi, Karim Benchenane, Sidney I. Wiener & Francesco P. Battaglia (in «Nature Neuroscience» 2009 Jul;12(7):919-26) :
«Pendant le sommeil, les neurones de notre cerveau sont constamment actifs à des niveaux comparables à ceux observés pendant l’éveil. Cette activité a une importance primordiale : pendant le sommeil, notre cerveau, inconsciemment, réarrange notre mémoire afin de permettre sa stabilisation et un stockage pérenne d’informations.»

Si vous pratiquez l’anglais, vous pouvez consulter cette page :
http://www.lppa.college-de-france.fr/

En fait, ces chercheurs ont mis en évidence une relation entre l’hippocampe (la zone la plus impliquée dans le cas de la maladie d’Alzheimer) et le cortex préfontal (la zone qui est située en avant du cortex fontal, à la surface du cerveau, qui est l’une de celles qui a subi la plus forte expansion au cours de l’évolution du cerveau humain). Ces deux régions communiquent par le biais d’ondes appelées «ondes thêta», dont vous avez probablement entendu parler et qui oscillent entre 5 et 10 Hz (ou Hertz, la célèbre unité internationale de fréquence, équivalente à une oscillation par seconde).

Pourquoi cet article présente-t-il un grand intérêt ?

Simplement parce que la zone du cortex préfrontal est la région du cerveau qui est le siège des fonctions cognitives dites supérieures (le langage, la mémoire de travail, le raisonnement, généralement les fonctions dites exécutives) ; c’est aussi la région du goût et de l’odorat.

Une petite remarque : les fonctions dites exécutives concernent des processus qui permettent à l’être humain d’avoir un comportement flexible, adapté au contexte dans lequel il se trouve. C’est ici que l’on rencontre toutes les capacités liées à la prévision et à la prospective, à l’organisation, à la résolution des problèmes, au raisonnement logique, à la pensée abstraite, à la motivation, à l’initiative, etc.

Autrement dit, pour un enfant, c’est la zone du cerveau la plus importante pour le développement de son intelligence et pour sa réussite scolaire. C’est ce que permet la Luminopédagogie.

Guy Poursin

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », neuvième partie et conclusion.

Le neuvième et dernier chapitre de ce petit ouvrage de seulement un peu plus de deux cent dix pages s’intitule : « Qu’en est-il des enseignants ? ».

L’auteur estime que, après avoir consacré la plus grande partie de son ouvrage à l’analyse de la réflexion chez les élèves, il était indispensable de voir ce qu’il en était de la réflexion des enseignants.

Il pense que, pour enseigner, comme pour n’importe quel exercice impliquant la connaissance, les enseignants ont besoin, comme leurs élèves, de s’entraîner pour s’améliorer.

Chaque enseignant a besoin de nombreuses connaissances de bases, sollicite énormément sa mémoire de travail mais ils se sert aussi beaucoup des procédures qu’il a stockées dans sa mémoire à long terme.

Il est indispensable pour l’enseignant d’accroître l’espace disponible dans sa mémoire de travail, d’augmenter ses connaissances des faits et également celle des procédures qu’il doit utiliser.

Autrement dit, l’enseignant doit améliorer ses performances, c’est-à-dire s’entraîner, ce qui est différent du fait de pratiquer une activité, fût-elle d’enseignement. L’entraînement repose en effet sur les tentatives d’amélioration de la pratique d’une activité. Comme un sportif de haut niveau, l’enseignant doit s’entraîner, c’est-à-dire essayer de progresser d’une manière consciente, de demander à des tierces personnes leur avis sur son travail et enfin d’effectuer des activités mêmes indirectement liées à son domaine, dans le but de s’améliorer.

Dans cet objectif, l’auteur recommande aux enseignants de travailler en binôme avec un autre enseignant de la même discipline que celle qu’il enseigne, car il pense que c’est la meilleure manière de progresser.

En conclusion, il est vrai que ce petit livre – qui concerne à la fois les professeurs, les parents d’élèves, les formateurs et toutes les personnes désireuses de comprendre la manière dont nous apprenons – est remarquablement bien conçu, à mon avis.

Guy

PS : pour les personnes qui seraient intéressées par la lecture de cet ouvrage, je signale (et ça n’a rien de publicitaire, je ne touche aucun pourcentage sur les ventes de ce livre) qu’elles peuvent trouver « Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! » à la Librairie des Écoles.

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », huitième partie.

Le huitième chapitre s’intitule : « Comment aider les élèves les plus lents ? ».

L’auteur souligne un problème inhérent à l’école : comment faire pour que l’école soit toujours bénéfique, même pour les élèves qui ont des difficultés ?

Il est vrai que c’est un problème assez fondamental. M. Whillingham s’appuie sur le principe suivant : certes, les enfants sont plus ou moins intelligents, mais leur intelligence peut évoluer à force de travail. Autrement dit, c’est une donnée susceptible de variations, donc d’amélioration.

Si enseigner aux enfants très intelligents n’est pas très compliqué, c’est une toute autre chose en ce qui concerne les enfants en difficulté scolaire. Cela pose une question fondamentale : d’où vient l’intelligence ? Est-elle innée, donc uniquement due aux gènes, à l’hérédité ou provient-elle exclusivement de l’acquis, c’est-à-dire de l’expérience ?

La réponse n’est pas aussi simple qu’on pourrait le croire.

En effet, si l’intelligence n’était qu’une donnée génétique, il n’y aurait aucun intérêt à essayer de rendre un enfant plus intelligent, il suffirait de lui donner les moyens techniques pour développer au maximum ses capacités intellectuelles.

Si en revanche – et c’est la réalité – l’intelligence n’est pas une donnée immuable, mais malléable, la conséquence est qu’elle peut être développée et surtout améliorée.

Les élèves eux-mêmes ont une conception de leur intelligence qui leur est propre. Cette conception aboutit à un certain nombre de croyances exactement comme chez les adultes. De très nombreux facteurs entrent en jeu pour expliquer la manière dont les enfants conçoivent leur intelligence ; l’un d’entre eux apparaît comme étant fondamental pour l’amélioration de l’intelligence des enfants, c’est la manière dont ils sont complimentés.

Cela me remet en mémoire un épisode particulier de la vie scolaire dont je vous ai déjà parlé : il s’est déroulé aux États-Unis, dans une école où un tout jeune professeur a été nommé. Il s’est vu confier une liste d’élèves, le nom de chaque élève étant suivie par un nombre, supérieur à 120. Étant donné l’importance de ce nombre, il s’est imaginé qu’il s’agissait là du Q.I. des élèves et s’est félicité intérieurement en se disant qu’on lui avait confié une classe réellement extraordinaire. Chaque soir, chez lui, il a inventé des exercices permettant de développer encore ce QI, il a refait totalement ses cours en fonction de ce qu’il pensait de la valeur de sa classe, il n’a surtout pas oublié d’encourager et de remercier ses élèves. Finalement, tous ont fait des progrès absolument remarquables.

À la fin du trimestre, le chef d’établissement lui a demandé comment il avait fait pour obtenir de tels résultats : il était très étonné car on lui avait confié une classe d’élèves absolument pas intéressés par l’école, voire des élèves en retard. À son tour, le professeur a été complètement stupéfait ; il a expliqué que, en voyant la liste d’élèves et le nombre qui figurait derrière le nom de chaque élève, il s’était imaginé qu’il s’agissait là du QI de l’élève.

En fait, c’était simplement le numéro du casier dans lequel chaque élève déposait ses affaires !

Cette histoire authentique met en évidence un phénomène : un élève, même pas très bon au départ, qui se sent encouragé, peut réaliser des progrès remarquables dans tel ou tel domaine. Et s’il s’appuie, de plus, sur la Luminopédagogie, ses progrès peuvent être fulgurants.

Conclusion : au lieu de critiquer les mauvais résultats d’un enfant, il vaut mieux l’encourager à en avoir de bons !

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », septième partie.

Le septième chapitre s’intitule : « Comment adapter mes cours aux différents types d’élèves ? ».

Ici, il fait allusion à ce dont je vous ai déjà parlé à savoir la différence qui existe entre les enfants remplissons de type plutôt visuel, de type plutôt auditif et le type plutôt kinesthésique. C’est ce qui vous explique la faible longueur de cet article, puisque pour en savoir davantage, il vous suffit de vous reporter à ce que vous pouvez lire dans le cours de Luminopédagogie et notamment dans son premier tome.

Au cours de sa démonstration, l’auteur est conduit à conclure que chaque activité dépend de processus mentaux qui sont différents d’une discipline à l’autre. Cette affirmation joue en ce sens que les élèves sont différents les uns des autres, ce qui est une évidence. L’auteur développe cette pensée et conclut ce chapitre en disant que la culture générale n’est pas le seul facteur qui différencie les élèves, mais qu’il est possible de maximiser le potentiel de tous les élèves indépendamment de leur intelligence, ce qui est, remarquez-le bien, le but ultime de la la Luminopédagogie.

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », sixième partie.

Le sixième chapitre est intitulé : « Comment amener mes élèves à penser comme de vrais scientifiques, mathématiciens ou historiens. ».

L’auteur part d’un constat simple : les disciplines enseignée à l’école n’ont pratiquement rien à voir avec ce qu’elles sont véritablement pour leurs spécialistes.

Ainsi, par exemple, il constate qu’en histoire on apprend aux élèves des faits et des dates ; or, les historiens n’agissent pas de cette manière ; au contraire, ils réfléchissent à partir de documents historiques, de preuves, ils analysent, etc. Ce sont eux qui, au départ, ont constaté les faits que les élèves apprennent ainsi que les dates.

De la même manière, dans les disciplines scientifiques, les pédagogues reprochent à l’enseignement que les élèves connaissent à l’avance les résultats des expériences qu’ils réalisent ; en agissant ainsi, ils ne pensent pas en véritables scientifiques puisqu’ils ne font aucune recherche et qu’ils ne tentent pas de résoudre de nouveaux problèmes, ce que font couramment les scientifiques.

L’auteur précise bien que si cette critique est en partie justifiée, et ne l’est qu’en partie : en effet les élèves n’ont pas les capacités de connaissances nécessaires pour être dès le départ des scientifiques, des historiens, etc.

Autrement dit, les connaissances que les enfants acquièrent en début de  formation sont complètement différentes de celle qu’ils examinent en fin de formation.

Pour expliquer ce phénomène, l’auteur explique comment fonctionne le cerveau d’un expert en prenant quelques exemples particulièrement bien choisis.

Il indique que les spécialistes ne pensent pas aux éléments séparés qui se trouvent dans la « structure de surface » (ce que vous avez vu dans l’article précédent), mais ils pensent à leurs fonctions dans la « structure profonde », c’est-à-dire qu’ils pensent de manière abstraite.

L’auteur écrit à la page 134 une phrase qui, à mon avis, explique toute la différence en fait, entre le jeune élève qui commence à apprendre et le spécialiste qui est sûr de ses connaissances : « penser de façon fonctionnelle aide à voir tout de suite ce qui est important et ce qui ne l’est pas. ».

Dans ce but, l’auteur conclut que pour devenir un expert dans un domaine, il faut plusieurs années de pratique ; il semble qu’une durée de dix ans, selon toutes les expériences faites, soit nécessaire pour apprendre les connaissances de base et développer les automatismes.

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », cinquième partie.

Le cinquième chapitre porte un titre qui a dû faire couler des millions de litres d’encre depuis qu’une personne se l’est posée pour la première fois : « Le « rabâchage » en vaut-il la peine ? ».

La question fondamentale à résoudre la suivante, selon l’auteur : les avantages de la méthode par la répétition veulent-ils le risque que l’on prend à démotiver les élèves ?

Une certitude existe : plus on entraîne son cerveau, moins celui-ci a besoin d’espace pour réfléchir, la réflexion étant tout de même l’un des buts essentiels de l’enseignement.

Le principe qui sous-tend cette certitude est le suivant : il est pratiquement impossible d’être compétent dans un exercice mental sans un entraînement soutenu et prolongé.

C’est pour cette raison que,  dans le cadre de l’école, on entraîne les élèves à la fois dans une optique d’apprentissage et dans une optique de perfectionnement.

Selon l’auteur, la répétition présente trois avantages très important :
- elle permet de renforcer les acquis de base nécessaires à l’apprentissage de compétences plus approfondies,
- elle empêche d’oublier ce qu’on a appris,
- enfin, elle la facilite le transfert de connaissances à propos duquel je vous ai dit quelques mots dans l’article précédent.

Vous avez lu précédemment  que la mémoire de travail à une limite qui n’évolue pas, quels que soient les exercices auxquels on la soumette. Il est donc important de trouver des moyens permettant de contourner cette limite de la capacité mémoire de travail.

Le premier réside dans la culture générale : être cultivé, savoir des choses, connaître des faits, permet de libérer une partie de la mémoire de travail qui serait consacrée exclusivement à l’une ou autre de ces choses. Dès l’instant où la culture générale le permet, la partie correspondante de la mémoire de travail est libre.

Le second moyen est la recherche de l’efficacité de la mémoire de travail. À ce sujet, l’auteur indique quelques exemples dont l’un des plus probants aux yeux d’un adulte est certainement la conduite automobile. Pourquoi ? Souvenez-vous de ce que vous avez fait lorsque que vous avez appris à conduire : vous êtes trouvés devant une quantité invraisemblable – tout du moins à vos yeux de l’époque – de choses à faire et si possible à faire simultanément comme  démarrer le moteur de votre voiture, mettre votre clignotant pour signaler votre intention de partir, tourner le volant en ayant précédemment regardé dans le rétroviseur pour savoir s’il vous était possible de vous insérer dans la circulation automobile normale, etc. Aujourd’hui, après des années de pratique, vous pouvez très bien faire ceci sans réfléchir, grâce aux processus automatiques que vous avez enregistrés lors de votre apprentissage à l’aide de votre mémoire de travail, et vous pouvez même vous livrer à d’autres pratiques, comme  écouter la radio, parler à un ami qui est à côté de vous, etc.

En fait, vous avez réalisé une série de processus automatiques qui libèrent votre mémoire de travail. Or il se trouve que la seule manière d’effectuer ces processus automatiques est l’entraînement : vous pouvez faire tout ceci en conduisant parce que, dès votre apprentissage, vous avez fait et refait des centaines de fois l’exercice qui consistait à mettre votre clignotant, à regarder dans votre rétroviseur, à tourner votre volant, etc.

C’est exactement le même phénomène qui se produit pour les enfants dans le domaine scolaire.

De plus, ce type de d’entraînement lié au travail doit être régulier – c’est ce que vous faites lorsque vous conduisez votre voiture – par ce que c’est la seule méthode qui soit réellement efficace contre l’oubli.

Autrement dit, l’entraînement facilite également le transfert des connaissances dont je vous ai parlé dans l’article précédent.

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », quatrième partie.

« Pourquoi est-il si difficile pour les élèves de comprendre les idées abstraites ? »

Tel est le titre du quatrième chapitre de l’ouvrage de M. Daniel T. Willingham.

Il part d’un constat simple : l’esprit humain n’est pas à l’aise avec les abstractions, il préfère les situations concrètes. Ceci explique la position de l’auteur, qui indique que les élèves ne comprennent les idées nouvelles, c’est-à-dire les choses qu’ils ignorent, qu’en les comparant à des notions déjà acquises, donc à des choses qu’ils connaissent déjà.

Ce principe est généralement appliqué par tous les enseignants puisque, dans leur pratique pédagogique, ils procèdent régulièrement par analogies.

En constatant ce fait, l’auteur nous renvoie à l’une de ses premières assertions : comme nous avons besoin de nos connaissances concrètes pour comprendre de nouvelles idées, nous dépendons totalement de nos connaissances (ce qui explique l’importance de la culture générale).

Suit un développement très intéressant – et fort judicieusement illustré d’exemples concrets – entre la manière d’appréhender un concept d’une manière dite « superficielle » et la bonne, celle que l’auteur nomme « connaissances approfondies ».

Quelle est la différence entre les deux ?

Dans le premier cas, l’élève comprend l’une des composantes du concept sans en saisir l’ensemble, dans le second cas il comprend la totalité du sujet ; or, c’est bien là l’objectif poursuivi !

L’auteur met en garde contre un autre piège : le non-transfert de ses connaissances nouvellement acquises par l’élève.

De quoi s’agit-il ?

Imaginez que vous veniez de comprendre parfaitement un problème, comme par exemple celui qu’expose l’auteur (page 98 de l’ouvrage) à propos de l’analogie existant entre deux questions, qui ont des « structures de surface » différentes, puisqu’il s’agit dans un cas de planter des graines dans un jardin et dans l’autre de vernir une table, mais une « structure profonde » identique, à savoir qu’il faut effectuer le même raisonnement pour résoudre les deux problèmes. C’est là que, parfois, le transfert – donc les analogies – ne fonctionne pas.

L’auteur conclut ce chapitre avec une idée simple, à savoir l’importance du temps et de l’entraînement pour transmettre des connaissances approfondies.

C’est pourquoi, dans le chapitre suivant, il expose la portée des exercices (qui sont souvent dits, d’ailleurs, « d’application »).

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! », troisième partie.

Avec beaucoup de retard et je vous prie de m’en excuser, je vous livre la suite de mon analyse de l’ouvrage de M. Daniel T. Wilingham : « Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école ! ».

L’intitulé du chapitre trois m’a fait sourire. En effet, cette partie s’appelle : « Pourquoi les enfants se souviennent-ils de tout ce qu’ils regardent à la télévision alors qu’ils oublient le cours que je leur ai fait la veille ? ».

J’imagine que c’est une réflexion que doivent se faire beaucoup de professeurs sinon la totalité, simplement en observant leurs propres enfants.

Ce chapitre est fondé sur un principe : la mémoire est ce qui reste de la réflexion. Autrement dit, les élèves ne se souviennent réellement que de ce à quoi ils ont réfléchi.

L’auteur expose précisément comment fonctionne notre mémoire. Toutes les informations que nous emmagasinons suivent un schéma assez précis : elles passent d’abord dans notre « mémoire de travail », c’est-à-dire l’endroit où on réfléchit consciemment puis elles entrent dans la « mémoire à long terme », c’est-à-dire là où elles vont perdurer.

Ce la signifie les enfants doivent être parfaitement conscients au moment où ils apprennent quelque chose ; s’ils apprennent d’une manière distraite, il y a de très fortes chances pour qu’ils ne retiennent pas ce qu’ils ont appris.

L’idéal pour les aider à se souvenir de ces informations est de les faire travailler non seulement en utilisant le pouvoir de la répétition – c’est ainsi par exemple que l’on a retenu les tables de multiplication – mais aussi en se servant de  techniques qui sont presque issues du marketing, comme le pouvoir des histoires.

Pourquoi ? Parce que, simplement, se souvenir d’une histoire est probablement la meilleure manière de retenir.

Un ami professeur de physique m’a expliqué comment il expose à ses élèves le fameux principe d’action et de réaction : le jour de son cours, il vient avec une paire patins à roulettes qu’il pose sur son bureau. J’imagine la stupéfaction des élèves qui doivent se poser la question de savoir quel est le rapport entre des patins à roulettes et l’enseignement de la physique.

Il leur explique ce principe, mis en évidence par Einstein, de la manière suivante : il chausse les patins à roulettes et s’approche d’un mur ; il exerce une action sur le mur en le poussant et il obtient automatiquement une réaction : il recule sur ses patins à roulettes.

Bien entendu ceci n’est pas du tout l’essentiel de son cours mais une manière de le présenter qui correspond à ce qu’on appelle « l’accroche » dans le domaine du marketing.

J’imagine très volontiers que les élèves doivent être beaucoup plus attentifs à son cours que s’il l’avait présenté d’une manière classique comme la plupart des professeurs de physique, je pense.

Guy

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« Pourquoi les enfants n’aiment pas l’école !», deuxième partie.

Comme promis, je vous livre la suite de mes réflexions à propos de ce remarquable ouvrage.

Le second chapitre est intitulé «Vaut-il mieux enseigner des compétences ou des connaissances factuelles ?»

L’auteur pose la question : l’apprentissage de connaissances factuelles est-il utile ?

En fait, il s’agit là de la question fondamentale de l’enseignement. En effet, enseigner aux élèves des compétences comme l’analyse, la synthèse ou le jugement s’avère une chose impossible s’ils ne possèdent pas une culture générale étendue.

Globalement, le fait de réfléchir est une opération qui consiste à trouver une nouvelle manière de combiner des informations. Or, pour combiner lesdites informations, il faut les avoir dans sa mémoire à long terme. C’est logique : vous ne pouvez pas «réfléchir» à quelque chose que vous ignorez, dont vous ne connaissez pas le B.A.-BA !

La mémoire a long terme stocke – théoriquement – tout ce que nous avons appris. Elle fournit à ce que l’auteur nomme «la mémoire de travail», celle que nous utilisons pour résoudre un problème, par exemple, tous les éléments, toutes les informations, toutes les connaissances qui lui permettent de « réfléchir », donc d’améliorer notre compréhension. La culture générale qui, notez-le bien, s’acquiert quasi exclusivement par la lecture – donc par les livres – permet d’apprendre bien plus facilement de nouvelles choses.

C’est en partie ce qui explique certains problèmes de l’enseignement : si votre enfant a l’habitude de lire, il emmagasine des connaissances plus importantes que celui qui ne lit pas ou peu. Il est plus compétent parce qu’il a davantage de connaissances.

Lorsqu’il apprend quelque chose de nouveau, une information, donc, il la retient plus facilement parce qu’il peut la relier à sa culture générale ; autrement dit, la quantité d’informations que l’enfant retient dépend de la quantité d’informations qu’il détient déjà.

C’est ainsi que, petit à petit, se creuse un fossé entre l’élève qui sait et qui comprend et celui qui ne comprend pas. Le seul moyen pour le second élève de rattraper son voisin est d’absorber davantage de connaissances que lui, ce qui lui et pratiquement impossible puisque, à l’école, tous les deux suivent les mêmes cours. Le premier n’a aucune peine à «suivre» alors que le second «rame»… et de plus en plus au fur et à mesure que l’année scolaire avance !

Notez bien – ceci n’est pas dans le livre – que la Luminopédagogie permet aux élèves «en retard» de rattraper ce retard justement en faisant travailler de nouveaux circuits neuronaux dans son cerveau.

Revenons en au livre, pour finir.

L’auteur commence le chapitre en citant Albert Einstein, ce génie qui disait que «L’imagination est plus importante que le savoir».

Il précise – et démontre – que ce grand penseur avait tort, parce que, le savoir est de loin le plus important : sans connaissances, l’imagination ne peut pas «imaginer», justement, une solution à un problème, quel qu’il soit.

Je vous livre la suite de mes réflexions – en résumant les arguments de cet auteur – la prochaine fois.

Guy Poursin

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« Pourquoi les enfant n’aiment pas l’école ! », première partie

Comme promis, je vais vous apporter ma modeste contribution à l’ouvrage, que je trouve remarquablement bien fait, même s’il est destiné en priorité à des instituteurs, de Monsieur Daniel T. Willingham.

Le premier chapitre est intitulé : « Pourquoi les enfants n’aiment-ils pas l’école ? ».

Vous allez être surpris, puisque l’auteur affirme que : « l’esprit humain n’est pas fait pour réfléchir » et il le prouve à l’aide d’exemples frappants.

Il tire de ce fait un certain nombre de conclusions dont il demande l’étude aux enseignants en vue de tirer le meilleur parti possible de l’intelligence de chaque élève, mais je crois que les parents peuvent aussi réfléchir à ces conclusions.

Il tremine ce premier chapitre en précisant que «La quantité et la qualité des informations contenues dans la mémoire à long terme contribuent à une réflexion réussie et en promettant pour le chapitre suivant une description détaillée de l’importance des connaissances générales et une explication des raisons pour lesquelles elles sont si fondamentales pour aider les enfants à réussir.»

Ce sera l’objet de mon prochain article.

A bientôt,

Guy Poursin

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